Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 19:34

PAR JO GATSBY


 

Samedi 10 décembre, a eu lieu une rencontre exceptionnelle entre les meilleurs comédiens français de théâtre d'improvisation et le Big Band Note Bleue, de Saint-Barthélemy d'Anjou.

 

Cette soirée d'exception a eu lieu à  l'Espace LONGUENEE de La Meignanne au Plessis-Macé, à 20H45.

Un grand match d'Improvisation Théâtrale y était organisé par  La LIMA, compagnie angevine de théâtre d'improvisation, qui se produira versus La LIFA (groupe de Paris), mon tout a eu lieu sur des ambiances swing et jazz interprétées en direct live sur scène  par Le Big Band NOTE BLEUE (St Barthélémy d'Anjou).

 

Une autre soirée analogue aura lieu en mars au Théâtre du Quai à Angers.


Réservations à la FNAC et dans vos lieux habituel d'achats de spectacles.

2 heures de spectacle complet! 

Par Jo Gatsby - Publié dans : STAR'S WAR
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 21:42

PAR JO GATSBY

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David Beaugier (Crammed discs) annonce la sortie du vrai premier disque de la musicenne, chanteuse, artiste d'origine états-unienne mixte Maïa Vidal, "God is my bike", chez Crammed Disc.

David explique que Maïa Vidal joue du violon, de l'accordéon, de la guitare, des percussions, d'instruments jouets et de sa voix incomparable pour créer un univers absolument captivant. Il nous dit qu'elle "pimente son songwriting résolument moderne d'un soupçon de mélodies désuètes, et nous emmène dans un voyage à la fois tendre et cruellement honnête, sans jamais se départir de son sens de l'émerveillement.

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MAÏA VIDAL • God is my Bike -> 31 octobre 2011 

‘God is My Bike’ ("Dieu est mon vélo") est un premier album qualifié par David B. de "très frais et étonnamment mûr, venant d'une artiste aussi jeune". Faîtes un tour en scène avec Maïa en utilisant les liens proposés et vous comprendrez vite ce qu'il veut dire!

Ce CD a été enregistré à Barcelone par Gius Cobelli, qui l'a co-réalisé avec Maïa et qui a également joué de la trompette et de la batterie.

Marc Ribot joue de la guitare sur deux titres. Maïa, précise David Beaugier (Crammed D) a assuré toutes les autres parties instrumentales ainsi que l'univers visuel (graphisme et vidéos) qui accompagne ses chansons. C'est en fait le 2e album de Maïa Vidal, après ‘Poison’, un EP autoproduit qu'elle a fait paraître sous le nom "Your Kid Sister", album dans lequel comptines hantées et valses nostalgiques s'avéraient être des reprises de morceaux punk emblématiques du groupe Rancid, en hommage aux chansons que Maïa adorait quand elle avait quinze ans.

Maïa est née aux Etats-Unis, de parents franco-espagnol et germano-japonais, précise son agent, qui note qu'elle a étudié à Montréal, a vécu deux ans à Barcelone, et partage désormais son temps entre New York et Paris. Tout ce qu'il faut pour tenter une sortie, surtout lorsqu'on écoute ...ou que l'on regarde ce qu'elle fait :)

 MAIA-Vidal_wildthing_lores.jpg

 http://www.youtube.com/watch?v=8Ed8u4IxY3I 
http://www.thefurioussessions.com/maia_en.html 
http://www.youtube.com/watch?v=xSa0JALij-k




EN CONCERT
10.11  (FR)  ST LO, Festival Rendez-vous Sonique
17.11  (FR)  LILLE, La Péniche
18.11  (BE)  BRUXELLES, Potemkine
21.11  (DE)  HAMBURG, Knust
22.11  (DE)  BERLIN, Festsaal Kreuzberg
24.11  (DE)  FRANKFURT, Brotfabrik
26.11  (BE)  BRUGES, Cactus
29.11  (ES)  TALLIN, Concert Hall
02.12  (FR)  RENNES, Festival Bar en Trans
05.12  (FR)  LA ROCHELLE, Le Chantier des Francos (jusqu’au 9.12)
16.12  (FR)  MAUBEC, La Gare
19.12  (JP)  TOKYO, Shibuya Ax

22.12  SP)  BARCELONA, Sala Apolo
11.01  (NL)  GRÖNINGEN, Eurosonic
01.02  (FR)  ST JEAN DE LA RUELLE, Festival Rue de L'accordéon
09.02  (FR)  FRANCHEVILLE LES BAS, Iris



SORTIES CRAMMED DISCS : AUTOMNE 2011
- MEGAFAUN • Megafaun -> 26 septembre 2011

- LA CHIVA GANTIVA • Pelao -> 17 octobre 2011
- MAÏA VIDAL • God is my Bike -> 31 octobre 2011
- BALOJI • Kinshasa Succursale -> 21 novembre 2011
- THE REAL TUESDAY WELD • The Last Werewolf -> novembre 2011

Ils sont fous ces belges :)

http://www.crammed.be

Par Jo Gatsby - Publié dans : AVIS DE CD...
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 00:10
Après une belle saison 2010-2011 qui a vu se succéder des talents planétarisés comme le pianiste Yaron Hermann (photo), le Sunset/Sunside de Paris propose un automne de feu. Jugez-en par vous-même. Au Sunset 60 rue des Lombards - 75001 Paris infoline 01 40 26 46 60 www.sunset-sunside.Bonjour, Cette programmation est définitive et annule la précédente. En rouge, les modifications et rajouts. Bonne lecture et encore merci de votre soutien. Au Sunset 60 rue des Lombards - 75001 Paris infoline 01 40 26 46 60 www.sunset-sunside.com ---------------------------------------------- 1/10 : “Jazz Vocal is Now” avec Agathe Iracema, Monica Shaka, Madeleine Besson, Chloé Cailleton (dans le cadre de la nuit blanche) Concert à partir de 20h30 – Entrée gratuite Agathe Iracema quartet 20h30-21h30 Chloe Cailleton trio 21h45-22h45 Monica Shaka duo 23h00-00h00 Madeleine Besson group 0h15-1h15 Le jazz vocal connaît un renouveau sans précédent depuis les années 90’s avec de grandes divas telles Diana Krall, Norah Jones ou encore Diane Reeves. Le jazz français n’échappe pas à la règle et bénéficie d’une scène de jazz vocal fructueuse et novatrice. un véritable panel de cette scène sera présentée en entrée libre au Sunset – Sunside spécialement pour « Nuit Blanche ». 4/10 : Yasmine Kyd Live Project jazz soul Concert à 20h – Entrée 12/10 euros Yasmine Kyd – vocal ; Laurent Avenard Kholer – guitare ; Lionel Neuveux – basse ; Ben Rando – claviers ; Mat Stora - batterie Voix de velours brut venue de la soul et du jazz, de Bretagne et de Kabylie, Yasmine Kyd s’inscrit dans la lignée de songwriters intemporelles telles que Rickie Lee Jones et Joni Mitchell, avec en supplément le feeling funky et les résonnances actuelles d’une Erykah Badu. On reste captivé du premier au dernier morceau de « Earth Woman » (terrienne), 1er album solo de la chanteuse, tant son univers et sa voix vibrent, captivent et surprennent. Le Yasmine Kyd Live Project au complet interprétera les titres du 1er album et quelques inédits en exclusivité ! 5/10 : Michel Van der Esch Trio jazz vocal Pour la sortie de l’album “Wyhiwyg” (autoproduction) Concert à 20h – Entrée 15/12 euros Michel Van Der Esch – piano, vocal ; Olivier Rivaux – c.basse ; David Pouradier-Duteil – batterie Le pianiste Michel van der Esch présente le dernier opus de son nouveau trio : Wyhiwyg, acronyme de "What you hear is what you get", un trio ou la virtuosité et la créativité de chacun est au service d'un Jazz moderne accessible et sans complexes. 80 % de standards triés sur le volet (Mingus, Powell, Monk), quelques compositions...Et quelques chansons !!! 6/10 : Vandojam avec Michael Cheret Quartet invite Sébastien Jarousse & tentet franco-allemand jam session Concert à 21h30 – Entrée gratuite La direction artistique du Tentet franco-allemand est assurée par lescompositions et les arrangements de Sébastien Jarrousse (sax ténor/sop) du côté Français et celles de Lars Duppler (piano) du côté Allemand. La création de ce Tentet a été naturellement inspirée par le Big Band d’Albert Mangelsdorf dans lequel Sébastien Jarrousse s’est produit durant 5 années ainsi que par d’autres arrangeurs comme Bob Brookmeyer, Maria Schneider ou Walt Weskopf. L’idée est de recréer un ensemble franco-allemand autour d’un Tentet de Jazz qui rassemblerait 4 musiciens Français de moins de 30 ans étudiant du Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) et 4 musiciens Allemands de moins de 30 ans étudiants de la Musik Hochschule de Cologne. Cet ensemble franco-allemand a pour mission de créer une rencontre entre de jeunes artistes Français et Allemands au sein d’un grand ensemble de jazz aux couleurs contemporaines. Cet orchestre est soutenu par l'OFAJ (office franco-allemand pour la jeunesse). 7/10 : Hervé Samb / Reggie Washington / Olivier Temime / Chander Sardjoe jazz fusion Concert à 21h30 – Entrée 23/20 euros Dès son arrivée à Paris en 1998 Hervé Samb, guitariste surdoué au jeu incisif et fougueux, intègre diverses formations et débute une carrière internationale en compagnie de David Murray, Meshell Ndegeocello, Cheick Tidiane Seck, Jacques Schwarz-Bart. . . Aujourd’hui, outre ses activités de sideman, il nous présente son premier opus en son nom, « Cross Over », qui résume l’intime relation entre l’Afrique et l’Amérique Noire. « Un projet musical détonnant: mélange savant de blues-rock, de jazz et de rythmes africains, le tout appuyé par un DJ aux platines. Un projet ambitieux et énergétique qui prend aux tripes et qui vous entraîne à danser, combinaison magique entre Afrique et Amérique, noires toutes deux… un excellent cocktail de musique traditionnelle épicé aux sons les plus électriques… » Frankie Bluesy de Paris-Move Jazz à Roland Garros Musée de la fédération française de tennis Stade Roland-Garros 2, avenue Gordon-Bennett 75016 Paris (Entrée Porte des Mousquetaires) Accès : M° Porte d’Auteuil – ligne 10 & Bus facilité de stationnement avenue Gordon Bennett infoline 01 40 26 46 60 www.sunset-sunside.com 8/10 : Kellylee Evans Quartet “hommage à Nina Simone” Concert à 21h – Entrée 30/25 euros Kellylee Evans – vocal ; Fabrice Moreau – batterie ; Matthias Allamane – c.basse ; Eric Lohrer - guitare Multi-primée outre-Atlantique, notamment par le prestigieux Prix Thelonious Monk, la canadienne Kellylee Evans arrive en France avec son dernier album" Nina" entre jazz, pop et soul. Elle y rend hommage à la grande chanteuse et pianiste Nina Simone qu’elle porte en elle depuis de nombreuses années et pour laquelle elle éprouve une admiration toute particulière. Une grande dame du jazz vocal qui nous sidère à chaque apparition. Immanquable. 8/10 : Bonobo Trio jazz pop Pour la sortie de l’album “together” chez Neuklang Concert à 20h pétante – Entrée 12/10 euros Gaëtan Allard – batterie ; Pierre-François Blanchard – piano ; Maurice Spitz – c.basse, chant « Notre trio joue avec l’énergie du rock, et l’interaction du jazz, sur des harmonies pop expérimentales. De Zappa à Bach, de Hendrix à E.S.T, les frontières musicales tombent avec le boNObo-trio. La musique est jouée en trio, avec une attention particulière prêtée à l’acoustique : piano à queue, batterie, contrebasse, et le chant lead de Maurice Spitz, qui scandent les textes poètiques du boNObo-trio. » 8/10 : Philippe Sellam & Gilles Renne “No Spirit” jazz groove Pour la sortie “Give me 5” chez Must Record Concert à 22h – Entrée 23/20 euros Fred Dupont – orgue ; Christophe Bras – batterie ; Gilles Renne – guitare ; Philippe Sellam – sax alto Gilles et Philippe ont réalisé ensemble de nombreux projets musicaux entre autres African Project, une fusion de la musique traditionnelle africaine avec le jazz. Aujourd’hui, leur nouveau quartet No Spirit, composé des meilleurs musiciens de la scène parisienne, procède de ce désir de quadriller l’univers d’un jazz prenant appui sur des « grooves » actuels où les canevas harmoniques souples, soutenus par les sonorités enivrantes de l’orgue permettent aux improvisateurs toutes les audaces. Un jazz groovy sans aucun état d’âme. 10-11/10 : Nelson Veras / Stéphane Galland / Thomas Morgan jazz contemporain Pour la sortie de l’album “Rouge sur blanc” chez Bee Jazz Concert à 21h – Entrée 25/22 euros Nelson Veras – guitare ; Stéphane Galland – batterie ; Thomas Morgan – c.basse Nelson Veras est un guitariste brésilien révélé en France par Frank Cassenti lors d’un tournage avec Pat Metheny; il le présente à Aldo Romano qui le prend sous sa coupe. Après un bref retour au Brésil, Nelson Veras décide de s’installer définitivement à Paris; Il y croise Michel Petrucciani, Steve Coleman, Magic Malik, Lee Konitz, Rick Margitza... Cet ovni de la guitare jazz suscite le respect et l’admiration de l’ensemble de la profession. Pour preuve, sans aucune notoriété, il signe chez Label Bleu puis chez Bee Jazz qui vient de sortir sa troisième mouture. Un évènement rare pour ce génie de la guitare ! Incontournable! 12/10 : Yapa invite Kientaga Pigdewinde Gerard & Koto Brawa (soirée Burkinabe) jazz world Concert à 20h30 – Entrée 12/10 euros Simon Chenet – guitariste ; Christophe Combet – guitariste ; Fabrice Bourguignat – guitariste ; Xavier Hamon – percussions YAPA est un trio de guitares accompagné d'un percussionniste qui joue ses compositions depuis plus de 10 ans malgré la jeunesse de ses membres. La complicité des musiciens, la qualité du jeu et des compositions provoque l'imaginaire et captive tous les publics. Leurs guitares folk et blues n’ont pas fini de vous faire voyager et danser car ils reviennent avec un nouvel opus, « Pariwaga » (feat Patrice, Salif Diarra, Victor Démé) à sortir chez Chapa Blues/Naïve. Venez découvrir les nouvelles compos de ce quartet aux milles couleurs qui sera vous raconter avec poésie mais sans aucun mots vos rêves les plus secrets. Longue vie à « Pariwaga » ! 13/10 : Some Like It Odd pop Jazz Concert à 20h30 - Entrée 15/12 euros Alejandra Roni-Gatica – chant ; Matthieu Dersy - piano, claviers ; Bruno Schorp – c.basse; Julie Saury – batterie ; Séverine Kallou - choeurs Some Like It Odd revient avec des nouveaux titres aux mélodies entêtantes, prémices d’un prochain disque prometteur. En novembre 2008, le groupe sort chez Le Chant du Monde son premier opus, sur lequel on peut entendre, entre autres, James Mac Gaw, le guitariste de Magma, le tromboniste Sébastien Llado (Orchestre National de Jazz et Lenny Kravitz) et Fabien Haimovici (Tété, Laurent Voulzy, Les Enfoirés et Tania Maria). Le nom affiche d’emblée le style : « Pop Jazz ». Some Like It Odd poursuit aujourd’hui son aventure musicale en réussissant un mariage inédit de différents univers : celui du jazz, de la soul, du hip hop et de la pop anglaise. 14/10 : Maité Dono & Baldo Martinez “Sons-Nus” jazz folk Concert à 20h pétante – Entrée 12/10 euros Maité Dono – vocal ; Baldo Martinez – c.basse SONS-NUS (sons nus) est le duo où la voix de Maite Dono et la contrebasse de Baldo Martinez rencontrent le jazz, le folk et la libre improvisation. La voix chantée ou parlée (utilisant la poésie comme une ‘voie’ : Uxio Novoneyra, Dono elle-même) peut voyager du connu à l’inconnu, et la contrebasse affine la musique et l’expression de tout l’ensemble. SONS-NUS est né de l’idée de travailler sur un projet plus intime donnant plus de liberté à la créativité. Ce duo réunit deux grandes figures de la scène musicale espagnole qui ont fait mûrir leur relation artistique par leur participation à de nombreux festivals dans le monde. Une découverte made in Sunset. 14-15/10 : Greg Zlap jazz blues Concert à 22h – Entrée 25/22 euros Greg Zlap – chant, harmonica ; Eric Starczan – guitare ; Damien Cornelis – clavier ; Tristan Bres – basse ; Toma Milteau – batterie "Quand on parle de l’harmonica, beaucoup pensent à Bob Dylan. Pourtant, loin de la virtuosité, il ne fait presque que respirer dans son harmonica ! C’est de cette spontanéité dont Greg Zlap veut nous parler dans son nouvel album : il veut nous parler de l’air, de la respiration, du souffle qui anime ses harmonicas et sa voix. AIR a été écrit sur la route, pendant le Tour 66 avec Johnny Hallyday, entre l’excitation de la scène et la solitude des chambres d’hôtel, toujours en mouvement. Dans son spectacle AIR, Greg Zlap nous raconte ses histoires Blues à couper le souffle." 17/10 : Exultet jazz new talent Pour la sortie de l’album “Kern” chez Double Moon Records Concert à 20h30 - Entrée 15/12 euros William Rollin – guitare ; Stanislas Delannoy – batterie, percussions ; Christophe Girard – accordéon « La musique d'EXULTET�est hybride et en appelle à l'imagination ; Hérissée de Rock, elle avance à pas de Jazz sur les terres de la Pop et des Expressions Contemporaines , jusqu'aux sentiers escarpés de l'Abstraction Bruitiste. À travers des compositions originales, taillées sur mesure pour un trio qui affirme d'emblée sa singularité de par sa nomenclature même se distille une matière sonore inédite, multiple et changeante.�Dans ce creuset en forme de triangle équilatéral bouillonnent ensemble influences diverses, réminiscences, chants spontanés, formes écrites, cristaux d'impressions, images... Le tout sur un feu de Groove et d'énergie communicatrice ! » A noter qu’ils ont été honoré par le pestigieux concours de la Défense comme deuxième prix de formation, de composition et d’interprète. L’avenir est là. 18/10 : Trio Corrente jazz brésil Concert à 21h - Entrée 20/18 euros Fabio Torres – piano ; Paulo Paulelli – c.basse ; Edu Ribeiro – batterie "Le Trio Corrente est un all-star trio formé de trois des meilleurs musiciens de jazz issus de la scène de Sao Paulo : Edu Ribeiro, que l'on peut retrouver au côté de Yamandu Costa ou Joao Bosco, alors que Fabio Torres et Paulo Paulelli travaillent régulièrement avec Joyce et Rosa Passos. Le trio propose une relecture personnelle et originale des standards de la musique brésilienne de Jobim à Pixinguinha ainsi que des compositions propres. Les arrangements présentés sont d'une richesse exceptionnelle et leur communication musicale/interplay presque télépathique. Les influences du groupe vont de Bill Evans, à Brad Mehldau en passant par Jacob do Bandolim et Villa Lobos. Cette année, ils ont conquis la star du Latin Jazz Paquito d'Rivera après l'avoir invité pour une série de concerts dans le Nordeste du Brésil. Le renouveau du jazz brésilien est en route et le Trio Corrente en est sûrement un des chefs de file !" 19/10 : Vent d’Ouest Klezmer Band jazz klezmer Concert à 21h – Entrée 15/12 euros Patrick Vinot – clarinette, saxophones ; Christophe Grisard – guitare ; Rodolphe Moutier – accordéon ; Baptiste Dasilva – basse Un répertoire énergique, oscillant entre réarrangements de standards de la musique juive et compositions originales, mis en scène de façon humoristique et une complicité sans borne entre les musiciens, font de cette formation un projet original et unique. Primés au festival international de musique juive d’Amsterdam en 2010, le Vent d'ouest Klezmer Band se déplacera à New york dans le cadre du festival « schmooze 2012 » organisé par l'International Jewish Presenters Association. 20/10 : Trunks pop rock Pour la sortie de l’album “On the roof” chez le Son du Maquis Concert à 21h – Entrée 15/12 euros Régis Boulard – batterie, chant ; Stéphane Fromentin – guitare, basse ; Florian Marzano – guitare ; Daniel Paboeuf – saxophones ; Laetitia Sheriff – basse, chant Créée en 2006, Trunks est résolument une formation musicale à mi-chemin entre groupe et collectif. Autour de musiciens expérimentés et aux parcours remarqués, issus de la pop-rock et des musiques improvisées, Trunks délivre un univers où s’entrechoquent des instrumentaux aux climats sonores détonants avec des chansons hors normes et étonnantes, inspirées par des haïkus de l’écrivain Jack Kerouac. Sortie d'un 45t en mars 2010, préfigurant leur deuxième album « on the roof » (Sept. 2011) 21-22/10 : Jerry Bergonzi & Dick Oatts Quartet jazz master US Concert à 21h30 - Entrée 25/22 euros Jerry Bergonzi – saxophones ; Dick Oatts – saxophones ; Andréa Michelutti – batterie ; Dave Santoro – c.basse Le saxophoniste américain qui fait déplacer les autres saxophonistes... Jerry Bergonzi est un vrai technicien du saxophone et on regrette que sa notoriété ne soit pas suffisamment développée aux yeux du grand public et des médias; avis aux amateurs... Bonne définition du jazz vivant. 24/10 : Alexia Coralie Quartet chanson française Pour la sortie de l’album “Double Jeu” (autoproduction) Concert à 21h – Entrée 15/12 euros Michel Gagliolo – clavier ; Florent Richard – basse ; Olivier Lerat – percussions ; Jessy Rakotomanga – batterie ; Alexia Coralie - vocal L’album « double Jeu » ne pouvait naître que sur scène. L’adrénaline, la tension et l’échange avec le public et les musiciens ont donné « l’âme » de cet album. Passant du jazz à la bossa sans oublier la langue française au service du métissage musical. Alexia Coralie et son quartet vous invite au voyage … 25/10 : Leila Duclos Trio Pour la sortie “Interaction” Concert à 21h – Entrée 15/12 euros Leila Duclos – chant, guitare ; Cyril Duclos – guitare solo ; Cyril Morin – guitare Leila et Cyril Duclos , un père et sa fille, forment un duo harmonieux où leur complicité musicale se traduit de génération en génération ! Leila, figure montante du jazz vocal féminin, et Cyril, guitariste de talent au style intriguant, vous proposent un spectacle alliant émotion, solos virtuoses et rythmes endiablés pour cette présentation d'album. Trois guitares , une voix : il n’en faut pas plus pour swinguer ! 26-27/10 : Gilles Naturel Sextet featuring Nasheet Waits jazz contemporain Pour la sortie de l’album “Contrapuntic jazz band” chez Space Time Records Concert à 21h30 – Entrée 25/22 euros Nasheet Waits – batterie ; Fabien Mary – trompette ; Guillaume Naturel – saxophones ; Jerry Edwards – trombone ; Bastien Still – tuba ; Gilles Naturel – c.basse Gilles Naturel, contrebassiste incontournable de la scène française, qui joue régulièrement avec Benny Golson et Kirk Lightsey, nous présente le « Contrapuntic jazz band ». Un projet entièrement nouveau et original : La tradition millénaire du contrepoint appliquée au jazz. L’écriture n’est plus seulement verticale mais les lignes mélodiques horizontales s’enchevêtrent et nous emmènent dans un univers musical encore inexploré. Ce projet laisse une large place à l’improvisation et les musiciens de ce sextet, tous leaders, peuvent affirmer leur personnalité dans ce contexte très libre, ou la section rythmique la plus simple, contrebasse – batterie, est complétée par des back grounds de cuivres d'une grande efficacité. 28/10 : Tam de Villiers Quartet jazz contemporrain Pour la sortie de l’album “Motion unfolding” chez Double Moon Records Concert à 21h30 – Entrée 20/18 euros Tam de Villiers – guitare ; David Prez –saxophones ; Bruno Schorp – c.basse ; Karl Jannuska – batterie Le quartet du guitariste (lauréat du 1er prix de soliste aux Trophées de Sunside 2009), Tam de Villiers nous amène vers un paysage insolite de rythmes ensorcelants et harmonies savantes avec une forte puissance mélodique. Bien ancré dans son temps, ses compositions touchent autant le monde du rock progressif que celui du jazz, avec des formes onduleuses et des structures atypiques. D’origine britannique, Tam de Villiers sort un premier album "ALBA LUX" en 2008 avec cette équipe de musiciens déjà bien appréciés sur la scène jazz française. Apres cet premier opus, bien reçu par les chroniqueurs, ils enregistrent "MOTION UNFOLDING" et ouvrent la porte à un invité de marque : le chanteur David LINX sur deux titres de l’album, chez le label allemand, DOUBLE MOON RECORDS 29-30/10 : David Reinhardt Trio gipsy jazz Pour la sortie de l’album “Colombe” chez Cristal Concert à 21h30 – Entrée 25/22 David Reinhardt – guitare ; Florent Gac – orgue ; Yoann Serra - batterie "3ème album pour le jeune guitariste David Reinhardt et deuxième album pour le David Reinhardt Trio, formation maintenant établie avec laquelle David garde sa ligne conductrice, se détacher de la couleur « manouche » tout en gardant l’âme de cette musique. Après son album « Way Of Heart », et une centaine de concerts, Colombe reflète la maturité du trio. Après avoir accueilli des invités comme Olivier Temime, Sébastien Giniaux, Cyrille Aimée, David joue ici la carte du trio, en jouant tour à tour guitareélectrique, électro acoustique, et sèche. Il donne ainsi à cet album différentes couleurs, avec un spectre allant du standard jazz à la bossa, enpassant par une reprise du « Love Theme » du film Spartacus, comme à sonhabitude. David laisse également la part belle à Florent Gac et à Yoan Serra, qui signent respectivement 3 compositions. Avec ce nouvel opus, David a voulu rendre hommage à sa grand-mère, Colombe, d’où l’album éponyme." 31/10 : Matt Slocum Trio featuring Sam Yahel jazz master US Pour la sortie de l’album “After the storm” Concert à 21h30 – Entrée 25/22 Sam Yahel – piano, fender rhodes ; Matt Slocum – batterie ; Massimo Biolcati Encensé par Peter Erskine qui le décrit comme batteur très précoce avec un style bien a lui, Matt Slocum fait partie de cette nouvelle génération qui mèle la tradition jazzistique aux musiques actuelles et urbaines. Dans la lignée du trio E.S.T, il est brillamment accompagné du pianiste américain Sam Yahel (Joshua Redman, Bill Frisell) et Massimo Biolcati (Lionel Loueke, Ravi Coltrane). Une découverte made in Sunset.
Par Jo Gatsby - Publié dans : NEWS DU JAZZ
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 00:58

Par Jo Gatsby 

Poête, jazzman et "song writer" new-yorkais", Ben Sidran ouvrait son show au Sunside de Paris cette semaine en expliquant sur un fond d'accords groovy pourquoi il vient d'enregistrer un CD des meilleures chansons de Bob Dylan. Pourquoi Dylan, plutôt que d'autres stars du rock'n'roll qui font aussi partie de ses amis? "Parce qu'on devient ce qu'on écoute", dit Ben Sidran, pianiste de blues, accompagné avec brio par son fils Léo à la batterie, l'impressionnant Bob Rockwell au saxo ténor et Billy Peterson à la contrebasse.

"Que vous soyez dieu ou démon, buveur de lait ou de whisky, vous servirez toujours quelqu'un", chante Sidran, dans la foulée de Dylan, son aîné d'un an dont il fait revivre le génie musical et poétique. Musicalement, c'est top: rythmique à réveiller les morts vivants que nous sommes parfois, binaire à souhait, solis de clubs pêchus, toujours justes de Ben S. au piano, un rien plus virtuoses de Rockwell au saxo, qui n'a rien à envier à un Zoot Sims ni à beaucoup d'autres, en fidéle régulier de la scène jazz danoise de Copenhague où il vit depuis 26 ans, entre deux tournées avec Ben Sidran un peu partout dans le monde.

"Je vois mes vieux potes évoluer, certains se rangent et d'autres continuent à vivre", chante Ben et Dylan avec lui. Brave new world. Puis vient "Celia", une composition jamais jouée en scène, qui fleure bon son standard de jazz be bop revisité à la sauce Sidran, sidérante, à vrai dire. Sidérante, cela signifie que cela vous remplit la tête d'étoiles et de toiles pour pas un rond de plus que le ticket d'entrée au Sunside, Bob Rockwell se chargeant d'arranger le reste avec son saxo.

Highway 61

Léo Sidran vient d'être papa, nous a dit Stephane Pontet, le programmateur du Sunset-Sunside en début de set - comme au tennis, ça se joue en set, le vrai jazz :-))) "Je ne cherche pas à vous battre, à vous combattre, à vous nier, à vous diminuer, tout ce je veux c'est être ami avec vous" chante Dylan Sidran. "Je ne cherche pas à te tromper, à te séduire, à te posséder, tout ce que je veux c'est être ami avec toi", chante le poète. Là, c'est utile de comprendre un peu l'américain, car les potes de Sidran présents dans la salle l'interpellent. Mais aussi après, lorsqu'il présente cette chanson - Highway 61 - où Dylan remet en scène Moïse, à qui un Dieu plus humain que les dieux d'avant dit qu'il refuse le sacrifice de son fils ou de quiconque comme preuve de sa foi en lui, avant un subtil dialogue entre père et fils au piano et à la batterie! Hier en Afrique, pour 82' de concert après 36h d'avion, Ben dit qu'il a un peu l'impression que la terre glisse sous leurs pieds, "mais c'est pas du tout désagréable, rassurez-vous"!

Ben cause volontiers entre deux thèmes, ça se supporte bien quand on pige ce qu'il dit car ça reste assez fin : il raconte comment Bob Rockwell lui avait refusé une fois une avance cash qu'il voulait lui proposer "parce qu'il n'était pas habitué"! Break et rebelote. Marmaduke the mouse, de Charlie Parker, puis une ballade bluesy à souhait. Ben Rockwell m'a dit pendant le break qu'il vient juste de s'acheter son premier ordinateur pour écouter de la musique sur I Tunes, U Tube & Cie. Il joue comme quelqu'un qui a passé sa vie à écouter les autres tout en jouant. Pourvu que l'ordi ne gâche pas ça.

Puis Ben taille un short aux jeunes traders de Wall Street : "il faut comprendre ce qui vous arrive quand ça vous arrive! Ces jeunes gars se font juste beaucoup trop d'argent!", dit celui que le London Times appelle le premier jazzman rappeur. Ben raconte une autre histoire truffée de références à la BB King, de femmes fatales et de jeunes désamourés, pour conclure : "le diable est une femme"!

Inépuisable, comme la plupart des grands artistes, Ben S. et son quartet enchaînent sur "Mitsubishi boys", une variation perso du début des eighties, écrite sur un vieux blues de Howling Wolf : "il avait dix ans quand il a écrit ça en 1940", fait-il, admiratif. "Le ciel pleure, personne ne blague, Mitsubishi boys"... C'est de la musique vivante "live"! Ben a joué ça à Tokyo, où quelqu'un lui a demandé ensuite s'il ne pouvait pas gommer le petit côté critique du Japon post industriel : "je lui ai dit non, car si on enlève ce qui est mauvais, on enlève aussi ce qui est bon"! Manichéen, Sidran? Non, plutôt new-yorkais. Et quelle pêche pour un Papy du jour...

Par Jo Gatsby - Publié dans : NEWS DU JAZZ
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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 23:52

Par Jo Gatsby 

 


Urban jazz. Après un premier album très acclamé par la critique, le guitariste maltais Sandro Zerafa, membre du collectif Paris Jazz joue en quartet au Sunset pendant qu'un autre guitariste, William Chabbey, joue en trio à la cave du sunside. Le jeu de Sandro Zerefa est à la fois précis et convivial.

Le pianiste Laurent Coq lui sert une réplique pleine d'humour. Zerafa invite en scène d'autres musiciens du collectif Paris Underground Jazz, avec qui il défriche de nouveaux thèmes à la lisière des meilleurs standards et sur lesquels le guitariste brode des variations harmoniques en double impro. Le quartet de départ s'enrichit ainsi de deux saxophonistes ténors, Robin Nicaise et David Prey (?) qui dialoguent sur des tonalités majeures, positives, lumineuses, tandis que Zerafa égrène de subtils accords qui rappellent un peu ceux d'Al Dimeola période seventies...

Laurent Luc revient au piano pour "Float", dernier thème du set que le guitariste envoie les yeux à demi fermés derrière ses lunettes à montures noires en chantonnant certains passages. C'est du lourd, bien stylé, vivant. Urbain et poétique!

Par Jo Gatsby - Publié dans : NEWS DU JAZZ
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 22:30

Par Jo Gatsby

 


 

Mon ami blogueur Le Ch'timi me dit que je fais une pause, mais il se trompe! Je suis place du Tertre à Montmartre où j'écoute jouer un trio tzigane.

Mon pote le gitan est de retour ce soir, avec quelques-unes de ces perles de la musique la plus populaire du XXe siècle, de ces thèmes dont on oublie jusqu'au titre à force de les avoir entendu chanter, choruser, par les anonymes comme par les plus grands musiciens: feuilles d'automne, feuilles d'hiver ou de printemps, aznavouriades, djangoriades, mouloudjiades, romanes anatoles grâce auxquelles le coeur le moins bien accroché retrouve son patois sans coup férir, en ouvrant grand les oreilles, tout simplement! Au Clairon des Chasseurs, à l'angle supérieur droit de ce Tertre magique se perpétue un rituel qui avait si bien fait chanter Montand : son pote le gitan n'y joue pas près du poêle, au fond du bistrot, mais près de la fenêtre, au coin de la rue, à deux pas de l'ancienne mairie de la "Commune de Montmartre" devenue magasin d'aquarelles et de souvenirs de Paris.

Par Jo Gatsby - Publié dans : Rétro audio...
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 23:55

PAR JO GATSBY

 

Archie Shepp en pleine "balance" avec Armand Meignan,


                                                                                    ...sur la scène de l'Europa, le 12 mai (ph JG)


Le MANS - Venir au Mans pour y entendre quelques-uns des meilleurs jazzmen de son époque constitue probablement l'un de ces luxes que seuls d'authentiques communistes dans l'âme peuvent encore s'offrir. Encore faut-il pouvoir s'arrêter de travailler assez tôt pour rejoindre avec moins de trois quarts d'heure de retard le lieu - prestigieux au demeurant du concert - l'Abbaye de l'Epau, où se trouve le gisant de pierre de Bérengère, Reine des anglais après Aliénor d'Aquitaine - où s'étripent joyeusement en scène six clarinettistes réunis par Sylvain Kassap. Deux trios, un allemand, un français, vivant symbole de l'Europe de la musique en pleine ébauche, dans une création usant de toutes les tessitures de clarinettes possibles également agréable à entendre depuis le cloître de l'Epau, en dehors de la salle!

Une fois trouvée, non sans mal, la chaise gratuite ou payante, selon votre statut devant l'éternel et aux yeux du fondateur de ce méga-événement, les choses sérieuses peuvent commencer : complètement "free", c'est-à dire "libre", avec le saxophoniste et percussioniste Akosh S. en quintet, musicien d'origine hongroise dont le style flirte allègrement avec celui des heures les plus folles d'Albert Ayler, au son rauque, strident, parfois cousin du cri du goret qu'on égorge avant de détailler le jambon, mais magnifié par les rythmes progressivement introduit de deux batteurs et deux contrebassistes, allant de l'ultra-geave aux ultra-sons, entre cymbales et percussions en délire.

Pas évident pour tout le monde

Gare aux oreilles non prévenues, ça peut surprendre, ca pense autant que ça joue, le résultat final n'est pas évident pour les néophytes ou pour les amoureux des partitions riches en anatoles chromatiques ou en thèmes "chantés". Ca fait partie du jeu, à l'Europa du moins, La Fontaine aurait dit que cela coule de source!

Passages abrupts, instants plus ou moins heureux suspendus entre d'autres nettement plus expérimentaux que jouissifs, sanctionnés par quelques départs dans le public. Le mix entre l'esprit du free-jazz contestataire de la deuxième moitié du XXe siècle américain et l'exposé par Akosh S. de thèmes classiques d'Europe de l'Est savament "déconstruits" au fil du concert peut dérouter.

Shepp, le berger du jazz noir américain

Enfin vient l'instant attendu. Archie Shepp, le berger du jazz noir américain, l'incontesté souffleur, mémoire vivante du blues, du cool, du be-bop, du jazz improvisé coltranien des sixties est de retour.

Le pianiste allemand Joachim Kühn lui sert d'alter ego. Et d'entrée de jeu, l'égalité de traitement se réinstalle entre la scène et la salle, entre les artistes et les spectateurs, entre contributeurs musiciens et contribuables consommateurs!

Le choc des cultures, si choc et si culture il y a, entre Joachim Kühn, lointain descendant de Johan-Sébastien Bach sur l'orgue duquel il a appris à jouer enfant, à Leipzig, et Archie Shepp, l'un des plus proches héritiers survivant des fondateurs du jazz américain, cette rencontre-là devient dès son début source de beauté.

Leur duo résonne à l'exact milieu de l'Atlantique et des mélopées post-modernes comme une sorte de synthèse aboutie du jazz et de la musique néo-classique, à force d'intelligence anticipatrice du phrasé classique de l'un et des arpèges cuivrés de l'autre.

Virtuoses à parts égales, un peu à la façon d'un Yehudi Menuhin et d'un Stéphane Grappelli quarante ans plus tôt, ils font le chemin inverse du free jazz vers l'harmonie, brodant leurs arabesques sonores à peu de distance du blues et de la fugue, du jazz et du clavier style Village Vanguard bien tempéré, tous thèmes suavement distillés au long de longues décennies de pratique créatrice.

Et si l'aimerait bien mettre le chapeau noir d'Archie Shepp sur la blanche et encore longue chevelure de Joachim Kuhn, c'est juste pour le fun,en sachant bien que ces deux géants-là ne se sont jamais vraiment pris plus au sérieux que nécessaire, pour parvenir à un tel degré d'esthétique et de bonheur dans la fusion des genres.

L'Europa "Djaz" 2011 s'achève dans cinq jours, mardi 17 mai, avec pour la première fois une soirée commune entre l'Europa Djaz et le Festival de l'Epau featuring le pianiste classique Alexandre Tharaud et le pianiste jazz Baptiste Trotignon, ligérien de l'étape, dans une rencontre à quatre mains entre Bach, Ravel, Monk, Satie, Aldo Romano, Ellington, Wayne Shorter ou Rameau, nous promet le programmateur Armand Meignan.

Une seule doléance, que l'accès aux artistes autrefois facilité aux journalistes soit devenu cette année plus compliqué, voire impossible, pour des raisons que la raison journalistique méconnait. Surtout avec un public aussi assidu et éclairé que celui de votre blog musical préféré

Nostalgie, quand tu nous tiens. Chacun sait que les interviews, moments d'échanges entre musiciens et journalistes ont lieu de préférence back stage, dans les coulisses. Si leur accès devient le seul apanage des sponsors, mécènes, rédacteurs locaux ou pis, journalistes estampillés "presse jazz nationale", cela veut dire que l'Europa commence à se prendre pour un "grand" Festival. Ce en quoi il aurait parfaitement raison et totalement tort s'il souhaite conserver ce qui a fait son charme et son intérêt depuis ses débuts plus que trentenaires.

www.europajazz.com

Par Jo Gatsby - Publié dans : NEWS DU JAZZ
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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 23:14

PAR JO GATSBY

Vous êtes peut-être le 7.000 visiteur à venir (re)découvrir music-lovers sur over-blog.com  

Selon les statistiques récentes de fréquentation de ce blog dédié à toutes les musiques dignes de ce nom, du jazz au classique en passant par la chanson de qualité, les "musiques du monde" et les nouvelles musiques improvisées, le cap des 7.000 visites sera passé dans les heures qui viennent! Merci pour l'intérêt porté à ces articles et bon surf sur music-lovers.over-blog.com 

 

https://twitter.com/#!/jogatsby

Par Jo Gatsby - Publié dans : STAR'S WAR
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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 14:51

Par Jo Gatsby Connaissez-vous l’association 20000 Vies et The Low Budget Men, groupe de rock, créé à l’initiative de Claude Mariottini, cardiologue et passionné de musique depuis toujours? Claude Mariottini a fondé l’association 20000 Vies qui a pour but de promouvoir la diffusion de défibrillateurs dans les lieux publics et de sensibiliser la population aux gestes d’urgence, explique leur porte-parole. Tous les bénéfices des concerts et des ventes des CD de The Low Budget Men sont reversés pour l’achat de défibrillateurs et au financement de programmes de formation grand public aux gestes d’urgence. Vous pouvez retrouver The Low Budget Men sur Facebook et télécharger les titres du groupe directement depuis le site internet ou sur toutes les plateformes de téléchargement et participez à l’aventure 20000 Vies : www.20000-vies.com Merci pour eux. Avec la permission de Myriam Astruc!
Par Jo Gatsby - Publié dans : AVIS DE CD...
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 18:07

PAR JO GATSBY

GAN_Notebleue.jpg

                     "Note Bleue", pastel sur papier Jo Gatsby 2003

L'histoire de l'Europa Jazz est d'abord celle d'un tandem, celui constitué dans les années soixante-dix par Armand Meignan, alors CPE (conseiller principal d'éducation) dans un établissement secondaire de la Sarthe, le LEP d'Arnage, et Jean-Marie Rivier, l'un de ses collègues, entourés par leurs proches et amis de l'époque, également passionnés de jazz et de contre-culture. A présent devenue l'un des incontournables des saisons jazzistiques européennes, l'édition 2011 de l'Europa reste fidèle à une direction alliant la création, la découverte des valeurs sûres et des musiciens les plus innovants de la planète jazz, et celle des nouveaux génies du genre, professionnels, le plus souvent, mais aussi amateurs, grâce à des évènements réunissant les meilleurs ensembles de jazz, fanfares, orchestres de rue, big bands, formations traditionnelles ou éclectiques en diable.

Ce qui fait sans doute possible le charme de l'Europa, c'est la variété des genres, des styles, des formats de groupes et l'alternance des plus grands solistes avec de stricts inconnu. On y entend des géants globaux de la musique, comme John Mac Laughlin en 1988 aux côtés de Paco de Lucia, ou le saxophoniste américain Archie Shepp à plusieurs reprises - monstre sacré du genre attendu de nouveau cette année le 12 mai au soir en compagnie du pianiste Joachim Kühn - ou encore Keith Tippett le pianiste britannique le plus controversial qui soit, Joe Mac Phee le saxophoniste et trompettiste américain de Poughkeepsie (Etat de New-York), postier dans le civil (le free ne nourrit pas son homme, c'est bien connu), Michel Portal, le clarinettiste classique, jazz, polyvalent en diable, et une liste invraisemblable qu'un historien de ce festival pourrait établir en fouillant dans les tonnes d'archives accumulées en trente deux années de musique et de rencontres exceptionnelles.

L'Europa a connu des années fastes, comme celle où les "pères du Jazz italien", le saxophoniste Mario Schiano et ses amis en tête, vinrent créer un special project style Europa, en compagnie de l'Italian Instabile orchestra, qui est au Vienna Art ce que le style pompier est à l'impressionnisme en peinture.

Il y a eu aussi l'année où l'inoubliable percussioniste brésilien Nana Vasconcelos et le saxophoniste européen Jan Garbarek donnèrent des concerts d'une rare inventivité. A l'inventaire à la Prévert des innombrables moments d'exception prodigués par l'Europa et son programmateur directeur devenu permanent Armand Meignan, préférons subjectivement la mention non exhaustive des quelques artistes qui ont fait de ce rendez-vous du jazz et des musiques actuelles le lieu de toutes les folies, de toutes les avancées authentiques dans cet espace magique qui s'installe entre musiciens et auditeurs, lorsque les conditions d'une écoute correcte sont réunies.

Ainsi, véritable pilier à lui seul, le contrebassiste soliste anglais Paul Rogers, l'un des acteurs les plus avant-gardistes de la musique anglaise contemporaine, y présentait en 2008 son solo "live" à l'image de celui enregistré l'année d'avant au Musée d'Aquitaine. Paul Rogers a aussi accompagné dans le cadre de l'Europa plusieurs des meilleurs solistes européens, notamment le regretté Elton Dean, saxophoniste historique du Soft Machine venu lui aussi plusieurs fois jouer sur la scène de l'Abbaye de l'Epau, notamment en compagnie du pianiste Keith Tippett dans sa création "Tapestry". Paul Rogers a si bien pris la mesure du Mans et de l'Europa qu'il y a trouvé compagne!

Elton Dean aura sans doute donné à l'Abbaye de l'Epau l'un de ses derniers concerts sur le modèle des formations de taille moyenne - 8 à 10 musiciens improvisateurs - dont la créativité a inspiré plusieurs grands orchestres jazz européens, dans la foulée du Mike Westbrook band, comparable mélodiquement quoique de façon marginale avec le New Jungle Orchestra du guitariste danois Pierre Dorge, également venu faire vibrer le public de l'Europa en ce début du XXIe siècle, peu après avoir marqué les festivités de la liberté retrouvée en Afrique du Sud, où Dorge et son band viking avaient donné un concert historique en présence de Nelson Mandela et de... la Queen Elisabeth herself.

Pas comme les autres!

L'Europa Jazz se distingue des autres festivals européens, des Antibes, Nice, Montreux, moins Marciac sans doute, par sa capacité à recevoir comme ces derniers les ténors, stars, incontournables du moment, comme Nina Simone à l'apogée de sa carrière, avant sa fin tragique dans le sud de la France, mais aussi à révéler des artistes invraisemblables et transversaux comme le grand violoniste Mark Feldman en duo avec le saxo et flûtiste Wolfgang Puschnig, grand improvisateur s'écartant des sentiers battus et des modes d'écriture classique de la musique improvisée. Une heure avec Feldman et Puschnig fait plus pour l'initiation des jeunes oreilles à la musique que quinze années de conservatoire, surtout lorsqu'ils jouent lors du passage à l'an 2000 le même jour que le vibraphoniste Franck Tortiller accompagné par Yves Rousseau, David Pouradier-Duteil, Michel Godard, Vincent Courtois, afin de mieux subvertir l'ouïe la plus traditionnellement éducationnée.

Il conviendrait pour n'oublier personne de citer Michel Donato "et ses amis européens", les Théberge, Felderbaum, Januska, Paolo Daminani, Stefano Benni, Paolo Fresu, l'immense accordéoniste français Richard Galliano, Mais aussi le grand Claude Barthélemy, guitariste hors pair et "ex" chef de l'Orchestre National de Jazz, avec son projet associant classique et jazz qui avait alors bénéficié du concours du philarmonique des Pays de la Loire en version light mais trés post-moderne, en mai 1999, lors du vingtième Festival. Ou l'Art Ensemble de Chicago, phénoménal à la fois dans sa théâtralité et dans l'énergie prodiguée par ses musiciens.

Oublier Louis Sclavis (vents) et ses nombreuses tournées régionales, le génial batteur Henri Texier et son concert historique avec le Bagad de Lan Bihoué voici déjà une vingtaine d'années au moins, les concerts des formations successives auxquelles le batteur Daniel Humair a dédié son talent serait une vraie faute. Tout comme le passage éclair mais remarquable du Big Band de Charles Mingus au Palais des Congrès du Mans, lors d'une soirée mémorable où le groupe héritier du génie du contrebassiste noir américain aura fait se lever plusieurs fois une salle surchauffée par les riffs, les solis, les thèmes mingusiens tout entiers tressés de rigueur et de charme: toute la différence entre la culture du big band à l'américaine et celle des bigs bands à l'européenne exposée en à peine deux heures de show... 

Quelques étapes arbitrairement choisies

Alors oui, il faut parler aussi de l'hommage à Albert Ayler proposé dans ce cadre par les meilleurs improvisateurs du moment, signant paradoxalement le retour en grâce du free jazz pour la jeune génération qui ne l'avait pas connu en temps réel. Et, dans le désordre, soit l'ordre moins le pouvoir dixit Léo Ferré, il faut évoquer l'impromptu chaleureux chanté par Jacques Higelin en 1991 avant un final en "batucada" à la brésilienne hors les murs du Palais des congrès du Mans. Et, la même année, le concert de Steve Lacy en sextet improvisant au saxo soprano sur du Monk.

Sur les seules vingt dernières années, l'Europa aura collectionné les performances inédites et les moments magiques, hors du temps, qu'un peu de recul fait percevoir comme de véritables séquences initiatiques sans aucun rapport avec la plupart des programmations starisantes et rangées qui étaient alors monnaie courante dans l'hexagone et ailleurs dans le monde. Voyez ce petit florilège.

1980: concert de la chanteuse Marion Williams (4000 personnes) et un autre de Daunik Lazro (15 personnes, à l'automne). Le ton est donné: il en faut pour tout le monde, pour tous les publics.

1984: L'Europa naissant invite des formations polonaises et russes.

1990: Immense concert de Nina Simone au Palais des Congrès du Mans!

1992: Eddy Louiss l'organiste le plus fou de ce côté-ci du Poitou et sa "Multicolor Fanfare"... Joachim Kühn - il a appris à jouer sur l'orgue de Bach - venu en trio avec Daniel Humair et Jenny Clark la même année, où l'on entendit aussi jouer le grand Manu di Bango, Sarthois de l'étape, ex enfant de Saint-Calais où il était venu jouer pour et avec ses amis de collège ; mais aussi le mythique Barney Wilen, Marcel Azzola l'ex orchestre à lui tout seul de Jacques Brel, le batteur nantais Bertrand Renaudin et sa "Confrérie des caisses", Egberto Gismonti et bien d'autres. Et le "Passaggio quintet" de Jean-Paul Celea et François Couturier.

1993 : le public a découvert TSF, le combo manceau de chanteurs comiques jazzy et folklo à sooooouhait! Joe Mac Phee en duo avec Daunik Lazro, ou Lasro, selon, le saxophoniste le plus libre de ce côté-ci de l'Oural, de son vrai nom Dominique Lancerot. Le final avec les 18 solistes et imrovisateurs de l'Italian Instabile Orchestra menés par plusieurs chefs au gré des partitions, accompagnés par autant de journalistes romains, milanais, napolitains fut un régal... Ce fut aussi l'année du déménagement du Festival dans un nouveau local au Mans, qui garde inchangée sa boîte postale n° 192. 

1998: Le 1er mai pour être exact, immense prestation du Grand Lousadzak de Claude Tchamitchian composé exclusivement de contrebassistes, en scène juste avant le trio Lee Konitz, Steve Swallow, Paul Motian, un sommet! Fred Frith, génial guitariste de King Crimson, dans l'action avec "Tense Serenity". Final avec le Keith Tippett band dans "Tapestry", fresque musicale sans équivalent dans d'autres musiques.

1999: Vingtième édition, au début de laquelle Jean-Marie Rivier racontait le Festival en soulignant à quel point il s'était nourri d'une utopie née sur fond de désastres écologiques comme celui de Portsall et de luttes anti-nucléaire comme celles de Plogoff, autres marées noires que celles engendrées par le blues, le New-Orleans, puis le be-bop et le free, via le courant "politique" des conquérants de l'égalité entre les races et des artistes opposés à la ségrégation encore coutumière dans l'Amérique et le monde des années soixante-soixante-dix.

"Maintenant, nous sommes devenus une de ces institutions que nous contestions en créant le festival", souligne avec honnêteté et humour J.-M. Rivier. Année où le Vienna Art Orcherstra rendit hommage à Duke Ellington. Et où Louis Sclavis fit le tour de la région en trio. Et où GianLuigi Trovesi créa une oeuvre originale en direct de l'Epau avec l'Italian Instabile Orchestra juste après une incroyable création de Willem Breuker + le Kollektief Transalpin!

Voilà pour la fin du XXe siècle, partie immergée de l'iceberg musical de l'Europa, sur laquelle il y aurait tant et tant à dire et à écrire, tout comme par exemple sur la prestation démiurgique donnée dans l'enceinte sacrée et sous les voutes plantagenêt de Saint-Pierre La Cour, à deux pas de la Cathédrale Saint-Julien, par le contrebassiste néerlandais Wilbert de Joode, au tout début du XXIe siècle, à une heure où les autres se prélassent aux terrasses des cafés voisins!

2001: L'Odyssée du piano avec "Linuckea", création de Keith Tippett, pianiste, époux de Julie Driscoll dans la vie, fondateur de la formation "Centipède", qui interpellait ses musiciens hors scène après notre entretien en criant en douce "Yes, wait, listen, the french journalist tells me our music sounds like a Tchaïkowski piece, exactly what I was telling you the other day"! C'est aussi l'année du grand tour régional de Laurent Dehors avec "tous dehors", qui partagea la scène de Trélazé (Maine-et-Loire) avec le big band ligérien Note Bleue (notre illustration). Et celle de l'ONJ version Damiani, Du prodigieux concert d'orgue à Saint-Julien donné par Fred Van Hove, du final avec l'ICP Orchestra du batteur fou Han Bennink, juste après Ken Vandermark en quartet. 43 groupes, 219 musiciens, pas moins!

2002: L'Europa Jazz accueille le trompettiste italien Paolo Fresu dans son régional tour avec le pianiste-accordéoniste Antonello Salis et le contrebassiste Furio Di Castri. Et les Victoires du jazz avec le 11e Django d'Or, le Mingus Big Band, Henri Texier avec Azur, le paganini du jazz Dominique Pifarely en trio, Dave Holland en quintet, Bernard Lubat et son "Lubat'Art de Gascogne", Denis Colin et ses arpenteurs, Daniel Humair avec ellery Eskelin, Michel Portal...

2003: L'année du retour des lyonnais de l'ARFI, école d'improvisateurs talentueux dont est issue Louis Sclavis, née sur les pentes de la Croix-Rousse entre traboules et Saône. Il fut un temps où le Hot club de Lyon et les jeunots de l'ARFI ne s'entendaient guère, ce temps est semble-t-il révolu! C'est l'année où le "Gros Cube" du compositeur et souffleur Alban Darche fait ses premiers pas à l'Europa. Celle de Ricardo Del Fra et de Jacques Pellen en compagnie d'Annie Ebrel entre jazz et Breizh musique. Enfin celle où le pianiste italien Enrico Pieranunzi vînt enchanter l'Epau, avant l'éclectique sextet du trompettiste Méderic Collignon. Et celle d'un final vitaminé par les "Five Elements" du génial Steve Coleman.

2004: Le quart de siècle de l'Europa, ça se fête! Avec le plein de cuivres. Année Sclavis, aussi, présent à 16 occasions dans toute la région. Année Django, avec son petit-fils David Rheinart en trio à Arnage. Et beaucoup de choses jouées dans la rue, au coin des rues, sur les places, partout. Et pour ses 25 ans, l'Europa franchit le cap des ... 25.000 spectateurs. Et s'achève avec l'Art Ensemble de Chicago.

2005: La chanteuse et contrebassiste Joëlle Léandre occupe l'affiche de l'année, venue accompagnée par Markus Stockhausen à la trompette et Mark Nauseef aux percussions. Ce que Libération traduit en titrant son annonce du Festival "Les Femmes jazzantes"! Le septet de David Murray (saxos) fut l'un des temps forts parmi 85 concerts programmés. Tout comme Julien Lourau, Stefano Di Battista, Jacky Terrasson venu remplacer au pied presque levé Mac Coy Tyner, empêché et qui donna un concert de trés haute tenue.

2008: Philippe Ménard le one blues showman ligérien dans toute sa splendeur, le band post-dodécaphonique d'Alban Darche, l'accordéoniste Daniel Mille en scène avec l'harmonie de Connerré. Le tromboniste Glenn Ferris et son incroyable aisance, une expressivité proche de celle d'Hendrix avec sa Wah-wah, qui fait entendre ce qu'il dit lorsqu'il joue...

2009 et 2010 n'ont pas dérogé à la ligne de l'Europa: "La musique est faite pour être entendue en scène. Le jazz a une image élitiste, or c'est une musique qui s'adresse à tout le monde. Pour moi, le premier contact avec le jazz doit se faire sur scène, plus que par le biais d'un disque", confiait en 2005 Armand Meignan à une consoeur du Maine Libre.

Les relations entre la presse et l'Europa n'ont pas toujours été simples, mais je dois le dire, principalement parce que la presse généraliste ou régionale cherche toujours à tirer profit de ce dont elle parle avant de se demander si elle fait son métier, qui consiste au moins autant à annoncer de tels évènements qu'à en rendre compte, ce que fait mieux la presse dite spécialisée. L'occasion de saluer la naissance récente d'un nouveau titre, "Jazz News", et de regretter qu'il n'ait consacré que quelques lignes à l'Europa 2011, qui lui a pourtant acheté une page entière de publicité!

Mais il n'en demeure pas moins et encore à présent avec l'essor des sites musicaux sur internet, que l'information de qualité demeure vitale pour la pérennité ou le développement de tels festivals. Et qu'au Mans, jamais un confrère sincère dans sa démarche n'aura eu à se plaindre de l'équipe d'organisation, cherchant toujours à faciliter le travail des journalistes au même titre que celui des musiciens. 

Shepp & Le Querrec

Pour ma part, je n'oublierai jamais la vertigineuse plongée réiitérée plusieurs fois dans les coulisses de l'Europa, pour y parler de la vie et de la musique avec Archie Shepp, homme simple et direct s'il en est, Joe Mac Phee, me racontant ses débuts en musique dans la cuisine où sa maman lui chantait doucement quelques-uns des airs  de blues qu'il joue encore aujourd'hui, une fois le silence installé entre lui et ses auditeurs, ni les after dans les loges des longues et folles nuits du blues avec des bluesmen d'Angers La Roseraie, AbderKing en tête, ou encore la longue conversation avec Jean-Marie Rivier, le président du Festival, sur l'autonomie financière de l'Europa Jazz, vraie conquête d'une équipe sans laquelle vous ne seriez pas revenus cette année encore aux portes du mystère de l'Epau en prendre pour une année et plus de bonnes "vibes" et d'accords septièmes mineurs bémolisés en quinte sur fond de dominante en si bémol majeur sept diminué, heurté par ce foutu sol dièse mineur onzième en descente d'anatole que les puristes attendent invariablement avant d'aller - enfin - boire une bonne bière et essayer de dormir trois heures avant le prochain concert! Un rédac chef banal me dirait que la phrase est trop longue, mais personne ne dira jamais à Shepp que son solo est trop long :-) 

Archie Shepp et Joachim Kühn publient ensemble cette année un nouveau CD intitulé "Wo Man", le 12 mai, le jour de leur concert au Mans. Et rejouent ensemble le lendemain à la Fondation Cartier de Paris.

Enfin, last but not least, voici l'un de mes bons souvenirs à l'Europa: la prestation endiablée du Super Rail Band de Bamako, le meilleur big band malinké-bambara de l'ouest africain, durant laquelle le photographe Guy Le Querrec était monté en scène avec le pupitre de percussions malienne et dont il subsiste pour seule trace ou presque quelques photos noirs et blancs, peut-être signées Méphisto, autre grand regard de l'Europa dans la durée, du breton des Côtes d'Armor le plus jazzy du monde en train de démarrer sur un cycle de rythmes d'outre-caïman comme seuls les Bamakois savent les sortir de leurs peaux!!!

Tant il est vrai que le son inimitable de l'Europa Jazz n'est rien sans les images en noir et en blanc de grands artistes comme Le Querrec et quelques autres, qui nourrissent la chronique inépuisable des regards sur l'autre lorsqu'il se fait musicien. 

 

Programme et résas sur www.europajazz.fr

Tel 02 43 23 78 99

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